mercredi 27 février 2008

Sarkozy, tu l'aimes ou tu te casses !

http://www.marianne2.fr/Salon-de-l-Agriculture-Sarkozy,-tu-l-aimes-ou-tu-te-casses-!_a84349.html

Voici le lien d'une nouvelle vidéo qui tue : notre président de la République, au salon de l'agriculture, réplique à un homme qui refuse qu'il le touche, "casse-toi, alors, pauv' con, va!"

Dialogue exact
- Ah non, ne me touche pas !
- Casse-toi alors
- tu vas me salir
- Casse-toi alors pauv con, va !

Tout cela, bien entendu, ne serait pas important s'il ne s'agissait pas du représentant de la magistrature suprême, celui qui incarne la France dans tous ses faits et gestes, sur le plan national comme à l'étranger.

Brice Hortefeux, d'une mauvaise foi sans pareil, ne trouve pas choquant qu'un président s'exprime "comme tous les Français". Eh bien si ! M. Hortefeux, c'est très choquant que le président s'exprime de cette manière et d'autre part, beaucoup de Français ne cèdent pas volontiers à cette simplicité langagière et se montrent mieux élevés que N. Sarkozy.

Tout cela ne serait pas comique et désolant si M. Sarkozy n'avait pas, il y a à peine 2 jours, fait un discours grandiloquent sur la nécessité du retour de la politesse à l'école (...) Non ! Décidément, M. le Président, vous ne nous aidez pas dans notre tâche éducative : après les SMS dans toutes les circonstances (y compris devant le pape), les insultes en public...Nous aurons beau jeu, après cela, de demander à nos élèves quelque retenue en ces matières...

Sans compter l'image de La France que vous donnez : pas étonnant que les Anglais dans un dessin-animé qui fait fureur, représentent la France sous la figure d'un personnage ("rude") qui pue et qui pète...Je crois que Mme Merkel aussi, plutôt sobre dans on style, en a assez des accolades, des embrassades et des attouchements dont la personnalité fébrile de notre président a tant besoin. D'ailleurs, n'y a t-il pas un sommet Franco-Allemand qui vient d'être annulé ?!
Allez, M. Le président, un peu de dignité !

mardi 26 février 2008

adresse mail appel républicain de Marianne

http://www.wmaker.net/editoweb/L-Appel-republicain-de-Marianne

Appel républicain de Marianne

Marianne vient de publier un appel à la vigilance républicaine concernant:

la défense de la laïcité, la défense de la pluralité des médias, la lutte contre une dérive monarchique de notre République (eh oui, M. Le rat, ne vous en déplaise, les monarchies électives, ça existe...) et la sauvegarde d'une politique étrangère tournée vers les droits de l'homme.
Cet appel a suscité de nombreuses réactions hostiles dans le clan sarkozyste (voire des insultes : "charognards", "presse fasciste" etc.) Une raison de plus pour manifester notre attachement aux valeurs républicaines contre les néo-cons Français. Cet appel a été signé au départ par 17 personnalités (de droite et de gauche). Il est possible à présent de le signer en tant qu' individu lambda (et même epsilon moins). Je vous y invite (cf. adresse mail jointe) !

L'Appel républicain de Marianne


Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...



Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.

Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.

Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.

Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.

Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.

Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.

Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.

Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.

Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle.

Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
A lire. A méditer.
Avant d'agir ?


Pour une vigilance républicaine

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

Marianne2.fr